|
Un projet d'arrêté relatif au Compte Epargne Temps (C.E.T.) à l'INRA est en voie de signature. Au delà des règles de fonctionnement du dispositif, il évoque, dans son article 12, ses modalités de démarrage. Il prévoit, selon décision de la Direction Générale, que le C.E.T. puisse être abondé par les jours de congés et RTT non pris en 2002. La CFDT vient de demander à la Directrice Générale d'offrir cette possibilité au personnel et de l'en informer, afin que chacun soit en mesure de gérer ses congés 2002 en connaissance de cause. |
Compte tenu des augmentations de la valeur du point fonction publique intervenues en 2002, la valeur du point indemnité de sujétion est fixée comme suit à compter du 1er janvier 2003
|
Cette enquête a été initiée par la section CFDT de RENNES, puis reprise par lintersyndicale de ce centre. Le questionnaire a été repris et modifié au niveau national. Nous allons vous en présenter les principaux résultats : les enseignements que nous pouvons en tirer vont dans le même sens que les résultats de Rennes.
=> 1409 agents ont répondu, soit 715 hommes (51 %) et 694 femmes (49 %) Participation par corps (en % de l'effectif du corps) :
=> La participation des TR est donc plus importante que leur proportion à lINRA, par contre celle des IR, CR et DR est plus faible.
Q : Temps complet ou temps partiel ? => Aucune tendance nette ne se dégage en ce qui concerne le volume dagents qui ont changé leur pourcentage de temps de travail avant et après RTT.
R : 3/4 des agents travaillent à temps complet et sur 5 jours. => Bien que théoriquement il ne soit pas autorisé de travailler durant moins de 5 jours/semaine à temps complet (ce qui a conduit à une autocensure vis-à-vis de ces questions), plusieurs agents dans ce cas se signalent. Cette possibilité est permise par des DU qui ont su concilier les demandes des agents et les exigences du service.
R : 2/3 des agents se déclarent en horaires fixes et 1/3 en horaires variables, mais une source de confusion existe entre horaires variables et horaires "personnalisés". => On constate une forte disparité entre centres autour de cette notion d'horaires.
R : 2/3 des agents sont satisfaits de la situation et 1/4 ne sexprime pas. Le reste exprime une insatisfaction. Parmi les corps qui expriment le plus dinsatisfaction (AGT et IR), on trouve le plus dagents en horaires fixes. Lenquête spécifique de Rennes montre, par ailleurs, que les agents en horaires fixes sont plus souvent insatisfaits. Limposition des horaires fixes par la majorité dans un service semble donc créer des insatisfactions pour les personnels, qui, sans doute, ne lauraient pas choisi. => Le choix ne doit donc pas être unique pour tout un service entre horaires fixes et horaires variables.
R : Les systèmes de contrôle qui avaient été introduits par le RIN nont pas été suivi deffet pour la moitié des agents. => Le RIN devrait simplement introduire une possibilité de contrôle (pas nécessairement la pointeuse) pour les agents qui souhaitent faire un décompte de leurs horaires.
R ; La moitié des agents peut prendre ses jours de RTT comme des congés. Cela va dans le sens dune ouverture des stations sur toute lannée (de plus, les risques pour ceux qui seraient présents sont trop importants en cas de fermeture). => Cette règle doit sappliquer à lensemble des agents. Nous demandons la libre disposition des jours RTT comme sil sagissait de jours de congés. => Par ailleurs pour les agents à 35h50, la fermeture imposée dun service ne peut se faire au regard de jours RTT que les agents nont pas, ni bien sûr au détriment de leurs congés.
R : Au 1er novembre 2002, plus de 80 % des agents avaient déjà pris des jours RTT. R : 1/4 seulement des agents en horaires variables ont déclaré avoir pu récupérer leur crédit dheures par journées ou demi-journées de congés. => Est-ce que cela signifie pour les autres une impossibilité de récupérer, comme cela est indiqué à Rennes ?
R : 40 % des agents* souhaitent
voir ouverte la possibilité de travailler 4 jours à temps
complet (*contre 20 %, les autres ne
se prononçant pas). On retrouve une tendance semblable pour
4,5 jours. => La possibilité de travailler sur moins de 5 j doit donc être proposée à tous les agents quelle que soit leur durée hebdomadaire de travail.
Q : Dépassements des horaires normaux de travail ? R : La moitié des agents déclare dépasser lhoraire régulièrement, et presque autant le dépasse à titre exceptionnel.
R : Globalement, on assiste, à une diminution de la récupération en temps, et à une augmentation de la perception de points de sujétion (catégories B et C).
Les agents de catégorie B et C demandent à 38 % une récupération en temps ou à 46 % un système mixte temps/argent. Lapparente contradiction avec les résultats précédents fait ressentir limpossibilité pour les agents de faire valoir en 2002 une récupération en temps, sans doute faute deffectifs suffisants, ou à cause de pressions de la part de la hiérarchie. => En ce qui concerne la rémunération des sujétions, la prise en compte du véritable indice moyen par corps (pour le calcul de la PPR) permettrait de remédier à la contrainte financière que représente la limitation apportée par la règle du triplement ou du quintuplement de cette prime.
R : La réponse la plus fréquente est quil ny a pas eu de négociation au niveau des services. => Les avis de nos sections amènent à penser que :
Q : Pensez-vous que les points de sujétions (niveau TRN) doivent être attribués aux agents du corps des AI ? R : Près de 40 % des agents* déclarent que les AI doivent bénéficier dun système de points de sujétion (* contre 20 % qui pensent le contraire). La proportion augmente à près de 60 % si lon ninterroge que les AI. => Sachant que lenveloppe budgétaire le permet, nous demandons lattribution de points de sujétion au corps des AI.
Q : Le règlement intérieur de votre unité vous paraît-il moins favorable que le règlement intérieur national RIN ? R : Si 10 % du personnel considère que lapplication de la RTT dans son service est moins favorable quau niveau national, les autres réponses se partagent à égalité entre "nest pas moins favorable" et "ne sait pas". => Ceci nous inquiète sur la qualité de linformation telle quelle est reçue par les agents : nest-ce pas une illustration des moyens que se donne la hiérarchie pour informer ses agents ?
R : Plus dun quart des agents considère quil y a une nette surcharge de travail. Les agents de catégorie A soulignent plus fortement que les autres cette surcharge de travail, les problèmes dorganisation et de communication dans les équipes, lembauche plus fréquente de personnel temporaire. Ils soulignent également que les recherches commencent à prendre du retard. => Si plus de la moitié des agents estime que rien na changé dans leur disponibilité pour la vie collective et les activités transversales, 1/4 estime quelle diminue.
R : Près de 40 % des agents* sont intéressés par le Compte Epargne Temps (*contre 20 % qui ne sont pas intéressés par le CET). Cet intérêt pour le CET saccroît de 30 à 60 % quand on progresse dans la hiérarchie des corps de lINRA. => Le CET doit donc sappliquer à lensemble des corps.
|
Art. 1er - Les sujétions et contraintes particulières de travail ainsi que les obligations liées au travail auxquelles peuvent être soumis certains personnels des établissements publics à caractère scientifique et technologique et du Centre d'études de l'emploi correspondent aux situations suivantes : a) Travail de nuit, le dimanche, les jours fériés
; b) Travail en horaires décalés, avant
7 heures ou après 19 heures, sous réserve d'un travail minimum
de deux heures ; c) Travaux conduisant à des déplacements fréquents et prolongés, en dehors des heures normales et du lieu habituel de travail, et nécessaires à l'exercice des fonctions habituelles de l'agent dans le cadre de son activité principale. Ne font pas partie du temps de travail effectif les déplacements entre le domicile et le lieu de travail habituel. Les déplacements occasionnels n'entrent pas dans le décompte des déplacements assimilés à des sujétions, contraintes ou obligations liées au travail. Art. 2 - Une astreinte peut être mise en place pour les besoins du service durant la semaine, la nuit, le samedi, le dimanche ou les jours fériés dans les cas suivants :
Art. 3 - Les situations énumérées
à l'article 1er ci-dessus n'ayant pas donné lieu à
une majoration de la prime de participation à la recherche sont
compensées par des temps de repos.
Les compensations en temps de repos des situations évoquées au c de l'article 1er du présent arrêté consistent en l'octroi d'un repos compensateur ne pouvant excéder 2 heures par jour. Art. 4 - Les astreintes à domicile n'ayant pas donné lieu à compensation par une majoration de la prime de participation à la recherche sont compensées en temps de repos selon les modalités suivantes :
Art. 5. - Le présent arrêté prend effet au 1er janvier 2002 et sera publié au Journal officiel de la République française. consulter le texte intégral au JO
Numéro 13 du 16 Janvier 2002 |
Art. 1er - Lorsqu'elles ne sont pas compensées
par une majoration de la prime de participation à la recherche
scientifique, dans les conditions prévues par le décret
du 15 janvier 2002 susvisé, les astreintes auxquelles sont soumis
les personnels des établissements publics à caractère
scientifique et technologique et du Centre d'études de l'emploi
et les interventions pendant les astreintes donnent lieu à compensation
en temps de repos. Art. 2 - Le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, la ministre de l'emploi et de la solidarité, le ministre des affaires étrangères, le ministre de l'équipement, des transports et du logement, le ministre de l'agriculture et de la pêche, le ministre de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, le ministre de la recherche, le ministre délégué à la santé, le ministre délégué à la coopération et à la francophonie, la secrétaire d'Etat au budget et le secrétaire d'Etat à l'industrie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui prend effet au 1er janvier 2002 et sera publié au Journal officiel de la République française. consulter le texte intégral au JO
Numéro 13 du 16 Janvier 2002 |
Le présent règlement intérieur, pris après avis du CTP en sa séance du 19 octobre 2001, a pour objet la mise en uvre des dispositions du décret n° 2000-815 du 25 août 2000 relatif à l'aménagement et à la réduction du temps de travail (ARTT) dans la fonction publique de l'Etat, et de l'arrêté du 31 août 2001 relatif à l'ARTT dans les établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST). Les modalités de mise en uvre du présent règlement sont précisées, sans qu'il ne puisse y être dérogé, par des règlements de centre et les règles d'organisation des unités selon les modalités définies ci-après. En application des dispositions du décret et de l'arrêté précités, la durée annuelle du temps de travail d'un agent à temps complet est de 1600 heures à compter du 1er janvier 2002. EN RESUME : A l'INRA, le travail est organisé selon un cycle hebdomadaire de 5 jours. A compter du 1er janvier 2002, la réduction du temps de travail peut s'opérer selon l'une des modalités suivantes : - soit par une réduction de la durée hebdomadaire à 35h50 minutes, celle-ci étant fixée en tenant compte de la durée annuelle de référence ( 1600 heures ) et du nombre de jours de congés annuels attribués à l'INRA préalablement à l'entrée en vigueur du décret du 25 août 2000 (soit 30 jours) - soit par des jours supplémentaires, dits jours RTT au nombre de 12,5 jours. Ce nombre est fixé compte tenu de la durée annuelle de référence (1600 heures) et pour une durée hebdomadaire du travail de 38h.
Ces modalités sont détaillées ci-dessous.
Elles seront complétées par le compte épargne temps
dès que les dispositions réglementaires correspondantes
auront été adoptées.
Les dispositions contenues dans le présent règlement s'appliquent à tous les agents ( titulaires et non titulaires ) relevant de l'INRA, quelle que soit leur situation juridique. Les personnels mis à disposition de l'INRA, placés sous l'autorité hiérarchique d'un directeur d'unité, sont également concernés. En ce qui concerne les UMR, les personnels se conformeront aux modalités de mise en uvre de l'ARTT arrêtées par leur organisme employeur. Dans le cadre de l'organisation collective du travail, une concertation est organisée au niveau des unités mixtes et au besoin au niveau des centres avec le ou les partenaires concernés.
Les dispositions réglementaires relatives à la durée du travail sur la base desquelles est établi le présent règlement sont rappelées pour information en annexe I. Le cycle de travail définit une organisation
collective du travail. A l'INRA, le travail est organisé au sein de chaque unité selon un cycle hebdomadaire de 5 jours. Précision : Le travail des agents autorisés
à accomplir un service à temps partiel d'une durée
inférieure ou égale à 80% de la durée hebdomadaire
peut se dérouler selon un cycle hebdomadaire inférieur à
5 jours (cf VIII).
Le régime applicable aux sujétions et
astreintes était défini à l'INRA par l'instruction
interne du 14 février 1977.
Le choix de la durée hebdomadaire du travail
est arrêté après un débat collectif sur la
mise en uvre de l'ARTT et sur l'organisation du travail qui se déroule
au sein de chaque unité (cf IX). L'option retenue conditionne le nombre de jours dits " RTT " (cf VI). Cette option est mise en place pour chaque année civile et ne peut être modifiée en cours d'année. La liste nominative des agents concernés par chaque option est annexée au document récapitulant les règles d'organisation du travail de l'unité (cf § IX B) et actualisée à chaque mouvement de personnel. ¤ L'enregistrement du temps de travail Afin de veiller au respect des garanties minimales fixées à l'article 3 du décret du 25 août 2000 (rappelées en ANNEXE I) et d'assurer une égalité de traitement de l'ensemble du personnel, les unités instaurent obligatoirement des dispositifs d'enregistrement du temps de travail. Les modalités les plus appropriées (badgeuse, planning émargé, feuille d'attachement de temps ) sont déterminées compte tenu notamment de la spécificité des activités et de leurs contraintes. Ces dispositifs permettront de déterminer les heures d'arrivée et de départ quotidienne ainsi que les bornes de la pause méridienne. ¤ Les horaires variables Sous réserve des nécessités de
service et de la mise en place de l'enregistrement du temps de travail
prévue ci-dessus, des horaires variables peuvent être mis
en place par les unités et les centres selon les modalités
précisées en annexe
II au présent document. A) Définition générale Le temps de travail effectif s'entend comme le temps pendant lequel les agents sont à la disposition de leur employeur et doivent se conformer à ses directives sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles. Les congés de maladie, de maternité, de formation professionnelle et de formation syndicale, les autorisations spéciales d'absence pour événements familiaux ou pour participation aux assemblées élues ou aux instances syndicales, ainsi que les décharges de service continuent à être accordés selon les règles actuellement en vigueur. ¤ Sont du temps de travail effectif : ¤ Ne sont pas des temps de travail effectif
: B) les déplacements - le temps de déplacement entre le lieu habituel du travail et un autre lieu de travail désigné par l'employeur constitue du temps de travail effectif, dans le cadre de la durée de travail habituelle. - le temps de déplacement entre le domicile et un lieu de travail autre que le lieu de travail habituel n'est pas du temps de travail effectif. La journée de déplacement est comptée forfaitairement et est égale à la durée de travail journalière habituelle de l'agent. - les déplacements fréquents ou prolongés
en dehors du lieu habituel de travail et nécessaires à l'exercice
des fonctions habituelles de l'agent dans le cadre de son activité
principale constituent des sujétions. Ils feront l'objet d'une
compensation dont les modalités sont fixées par la décision
relative aux astreintes et aux contraintes particulières de travail
(voir III ci-dessus) Les congés annuels sont soumis aux dispositions du décret n° 84-972 du 26 octobre 1984 non modifié. D'une durée égale à 5 fois les obligations hebdomadaires de service, leur nombre légal est de 25 jours ouvrés. A l'INRA, les congés annuels sont de 30 jours auxquels il convient d'ajouter les 2 jours de fractionnement qui sont attribués dans les conditions prévues par le décret du 26 octobre 1984 précité. Le report des jours de congés sur l'année suivante peut être autorisé jusqu'au 31 mai. L'absence du service ne peut réglementairement excéder 31 jours consécutifs et ce quelque soit le statut des jours utilisés pour cette absence (jours RTT ou congés annuels). Il ne peut pas être dérogé à cette règle en dehors des cas de congés bonifiés où l'absence peut atteindre au maximum 65 jours consécutifs. En cas de choix d'une durée hebdomadaire de 38 heures (cf IV), l'agent bénéficie de 12,5 jours de RTT en sus des congés annuels. ¤ Gestion des jours RTT La période de référence pour la prise de ces jours est annuelle. Les jours non pris ne sont pas reportables d'une année sur l'autre. 50% des jours RTT sont utilisés par les agents
dans les mêmes conditions que les jours de congés annuels. Cette programmation doit tenir compte de la nature des activités qui peuvent justifier d'instaurer des périodes pendant lesquelles ces jours RTT ne pourront pas être pris. En tout état de cause et afin d'assurer la continuité
et le bon fonctionnement du service, les unités doivent veiller
à instaurer des plages communes de fonctionnement du service et
peuvent fixer un minimum d'effectif devant être présent,
le cas échéant dans chaque équipe. Le temps partiel résulte d'un choix de l'agent, en accord avec son responsable hiérarchique, portant sur la durée du travail et ses modalités. Un agent à temps partiel qui choisira de passer à temps complet dans le cadre des 1600 heures annuelles s'inscrira dans le cadre des règles collectives d'organisation du temps de travail et d'ARTT fixées par le présent règlement intérieur. Les agents, pour lesquels la période d'autorisation de travail à temps partiel est en cours au 1er janvier 2002, ne peuvent modifier leur quotité de temps de travail qu'à l'issue de cette période, sauf accord entre l'agent et son chef de service. Les modalités d'exercice des fonctions à temps partiel demeurent fixées par les dispositions du décret n° 82-624 du 20 juillet 1982. Les agents autorisés à accomplir un service d'une durée inférieure ou égale à 80% de la durée hebdomadaire peuvent travailler sur un cycle hebdomadaire inférieur à 5 jours. Par conséquent, un agent qui travaillait à 80% sur 4 jours et qui souhaiterait passer à 90% ne pourra pas solliciter le bénéfice d'une semaine de 4 jours. Le temps de travail d'un agent à 90% s'organise donc soit sur 5 jours avec une réduction de la durée journalière, soit sur 4 jours et demi. L'ensemble des dispositions du présent règlement s'applique aux agents exerçant leurs fonctions à temps partiel. Les agents à temps partiel peuvent choisir
de l'effectuer sur la base de 35h50 ou sur la base de 38h. ¤ Exemples : Un agent à 80% de 38 heures (soit 30,4 heures
hebdomadaires) sur 5 jours bénéficie de 12,5 jours de RTT. Un agent à 90% de 38 heures (soit 34,2 heures
hebdomadaires) sur 5 jours bénéficie de 12,5 jours RTT;
sur 4,5 jours il bénéficie de 11,25 jours RTT.
A) Objectifs Les discussions au sein des unités doivent permettre de préciser les règles d'organisation du travail, d'adapter la mise en uvre des dispositions du présent règlement intérieur national aux conditions concrètes d'organisation du travail, et de déterminer collectivement des modalités de réduction du temps de travail de manière à concilier les aspirations individuelles et le bon fonctionnement du service. L'établissement des règlements de centre doit être notamment l'occasion de conduire une réflexion sur les modalités d'accès aux installations à usage partagé, sur les fonctions d'appui et d'intérêt collectif et sur les éventuelles incidences des nouvelles modalités d'organisation du travail en termes de sécurité et de prévention. B) Règles d'organisation de l'unité Les règles d'organisation du travail au sein des unités sont déterminées à l'issue d'une discussion et d'une consultation en conseil de service selon les modalités précisées en annexe III au présent règlement. Dans le cas d'unités mixtes, la mise en place de ces règles d'organisation fait l'objet d'une concertation avec le ou les partenaires. A l'intérieur d'un choix collectif d'organisation du travail, les agents ont la possibilité d'opter pour une durée hebdomadaire de travail de 35h50 minutes ou de 38h. Les règles d'organisation de l'unité précisent les horaires de travail journaliers (dans le respect des garanties minimales (cf ANNEXE I)), les modalités de suivi des horaires et les modalités de prise des congés annuels et des jours RTT dans le cadre des conditions générales qui précèdent (cf. IV, VI et VII ci-dessus). Les unités peuvent mettre en place des horaires variables (cf. IV ci-dessus et annexe II). L'ensemble de ces règles sont consignées dans un document récapitulatif établi, après consultation du conseil de service, selon le canevas joint en annexe IV, signé par délégation de la directrice générale, par le président de centre et co-signé par le directeur d'unité. C) les règlements de centre Ils sont établis et signés par délégation de la directrice générale, par les présidents de centre après consultation des conseils de gestion et, si besoin est, en cas d'accueil sur un site mixte, en concertation avec le ou les partenaires. Ils peuvent notamment fixer les heures d'ouverture et de fermeture du centre, la plage de la pause méridienne, une plage commune de fonctionnement des unités, et préciser les conditions d'accès à des équipement lourds, des installations ou services à usage partagé. Le cas échéant, ils récapitulent les dispositions propres à chaque implantation du centre. D) dispositions communes Les règles d'organisations des unités et les règlements de centres sont arrêtés pour une durée d'un an, tacitement reconductible d'année en année. Ils peuvent être révisés selon les mêmes modalités que celles prévues pour leur adoption. A titre de mesure de transition, les règles d'organisation de l'unité et le cas échéant des centres arrêtées au 1er janvier 2002, pourront faire l'objet d'adaptations, selon les mêmes modalités d'adoption qui précèdent, au cours de l'année 2002, en cas de difficultés particulières de mise en uvre, et notamment pour tenir compte des modalités générales applicables au régime des sujétions et astreintes. Les règles d'organisation du travail et les règlements de centre sont affichés dans les unités et les centres. Les conseils de gestion de centre et le CTP seront informés annuellement de l'application des dispositions de mise en uvre de l'ARTT, et saisis des difficultés relatives à son application en vue de procéder aux adaptations qui s'avéreraient nécessaires. Le présent règlement intérieur national portant mise en uvre de l'ARTT à l'INRA prend effet à compter du 1er janvier 2002 Fait à Paris, le 23/10/2001, DUREE DU TRAVAIL Rappel des principales dispositions réglementaires 1) Décompte général La durée annuelle du travail d'un agent à
temps complet est fixée, par les dispositions réglementaires
susmentionnées, à 1600 heures. Viennent en déduction de cette durée annuelle,
le cas échéant :
Les garanties légales énoncées à l'article 3 du décret du 25 août 2000 sont les suivantes : - La durée hebdomadaire du travail effectif,
heures supplémentaires comprises, ne peut excéder 48 heures
au cours d'une même semaine, 44 heures en moyenne sur une période
quelconque de 12 semaines consécutives ; HORAIRES VARIABLES Les règles communes en cas de mise en place d'horaires variables dans les unités et les centres sont les suivantes : 1) Période de référence L'organisation de l'horaire variable est définie pour une quinzaine ou un mois au sein de laquelle l'agent doit accomplir un nombre d'heures de travail correspondant à la durée réglementaire afférente à la période considérée. 2) Report des heures Un dispositif de crédit-débit permet le report maximum de 6 heures de travail pour une quinzaine et de 12 heures de travail pour un mois d'une période sur l'autre. 3) Récupération des crédits d'heures Les heures inscrites au crédit de l'agent peuvent faire l'objet d'une récupération en journées d'absence, dans la limite d'une journée par mois.
Mise en uvre du règlement intérieur
national I. Modalités de consultation dans les unités Les discussions au sein des unités doivent permettre de définir les règles d'organisation du travail et de préciser les modalités de mise en uvre des dispositions du règlement intérieur national, en tenant compte des conditions concrètes d'organisation du travail au sein de chaque unité et des souhaits des agents en matière de durée hebdomadaire du travail à l'intérieur des choix offerts par le règlement intérieur national (35H50 ou 38h et 12,5 jours RTT). A l'issue de ces premières discussions, qui ont lieu dans le cadre d'une assemblée générale des personnels, le directeur d'unité prépare un projet de document retraçant les règles d'organisation du travail envisagées au sein de l'unité selon le canevas joint en annexe IV au règlement intérieur national. Ce projet fait l'objet d'une consultation obligatoire du conseil de service et d'un vote de celui-ci . Il est diffusé au préalable au personnel de l'unité et au conseil de service au moins 8 jours à l'avance. Conformément aux dispositions de la décision du 2 juin 1983 portant organisation des conseils de service, des observateurs syndicaux pourront, sur leur demande, participer aux réunions des conseils de service. Les débats au sein des conseils de service feront l'objet d'un compte rendu co-signé par le directeur d'unité et par un secrétaire adjoint de séance choisi parmi les représentants du personnel, compte rendu qui sera diffusé à l'ensemble des agents de l'unité. A la suite de la réunion du conseil de service, lors duquel est examiné le document portant règles d'organisation du travail de l'unité, celui-ci sera adressé au président de centre par le directeur d'unité, accompagné du compte rendu du conseil de service. Ce document d'organisation de l'unité sera signé par le président de centre, après la réunion du conseil de gestion mentionnée ci-après, et co-signé par le directeur d'unité. Ce document retraçant les règles d'organisation de l'unité sera diffusé à l'ensemble du personnel de l'unité et affiché dans celle-ci.
Les conseils de gestion de centre se réunissent pour examiner d'une part, la synthèse des modalités d'organisation envisagées au niveau des unités d'autre part, les règles communes de fonctionnement du centre proposées par le président de centre aux fins d'établir le règlement intérieur de centre selon le canevas type joint en annexe V au règlement intérieur national. Les dispositions prévues ci-dessus (I) en matière de modalités de consultation des conseils de service s'appliquent par analogie à la consultation des conseils de gestion de centre concernant le projet de règlement intérieur de centre (diffusion du projet au moins 8 jours avant la réunion, vote du conseil, diffusion d'un compte rendu co-signé du président de centre et d'un secrétaire adjoint de séance désigné parmi les représentants du personnel en conseil de gestion). Le règlement intérieur de centre est ensuite signé du président de centre par délégation de la directrice générale. De la même façon que pour les dispositions propres aux unités, une publicité aussi large que possible du règlement intérieur de centre sera assurée auprès des agents du centre. Il sera également affiché sur le centre. Toutes modifications des dispositions arrêtées au niveau des unités ou des centres devront être soumises aux mêmes conditions de consultation et d'adoption. Les règles d'organisations des unités
et le cas échéant des centres arrêtées au 1er
janvier 2002 pourront faire l'objet d'adaptations au cours de l'année
2002, en cas de difficultés particulières de mise en uvre
et notamment pour tenir compte des nouvelles modalités générales
applicables au régime des sujétions et astreintes. REGLES D'ORGANISATION DE L'UNITE ( canevas de document retraçant les points à renseigner)
35H50, ou 38H et 12,5 jours RTT : annexer la liste des agents de l'unité concernés par chacune des deux bornes hebdomadaires.
(ces horaires peuvent être fixes ou variables. Dans ce cas, voir annexe II) PLAGE COMMUNE DE FONCTIONNEMENT DU SERVICE : de h à h PAUSE MERIDIENNE : plage (comprise entre -- h et -- h) et durée :
la mise en uvre étant placée sous
la responsabilité du directeur d'unité qui peut déléguer
à un représentant désigné. Exemples : MODALITES DE PRISE DES JOURS RTT programmation : semestrielle ? trimestrielle ?
REGLEMENT TYPE DE CENTRE HEURES D'OUVERTURE ET DE FERMETURE DU CENTRE PLAGE(S) DE LA PAUSE MERIDIENNE PLAGE(S) COMMUNE(S) D'OUVERTURE DES UNITES HORAIRES D'ACCES AUX SERVICES OU INSTALLATIONS A USAGE
PARTAGE (1)
installations équipements lourds |
Pour que nos commentaires vous soient compréhensibles il est indispensable de vous référer au BI n° 9/2001 du 13 novembre 2001 ; le document est intitulé " Où en sommes-nous en ce qui concerne les sujétions, astreintes et contraintes particulières de travail à l'INRA ? " ; il reprend les propositions de l'administration en matière de sujétion et n'a que très peu varié par rapport à ce qui nous a été soumis lors du Comité Technique Paritaire. I.1 - POINT de SUJETION , nous demandons :
Réponse de la DG : le volume des sujétions déterminera la valeur du point (il n'y a pas de visibilité du volume global, et la valeur sera fixée lorsque ce volume sera connu).Toutes les organisations syndicales s'opposent à cette approche. En effet comment les agents vont-ils pouvoir choisir entre la compensation en temps (pour une sujétion donnée) et une indemnisation en argent s'ils ignorent la valeur du point. Devant l'opposition des trois organisations syndicales, la DG finit par accepter de fixer le point " à la valeur du taux horaire moyen réactualisé " (point actuellement en vigueur plus environ 45 à 50 % ) des catégories B et C concernées . Autre remarque : Nous avons demandé que la journée de repos soit décomptée sur la base du temps de travail que l'agent aurait effectué s'il avait travaillé à ce moment-là. I.2 - ASTREINTES : Les modalités d'indemnisation pour logement par nécessité absolue de service (NAS) : Il ne doit pas y avoir d'ambiguïté quant
à la possibilité pour un agent d'être logé
par nécessité absolue de service et par ailleurs percevoir
des indemnités de sujétion au titre d'une autre astreinte.
Ce point doit être précisé. Astreintes avec interventions multiples de nuit : Ce 3ème type d'astreinte a été ajouté à notre demande ; par contre la DG a introduit une restriction (l'indemnisation n'était prévue qu'en cas d'au moins 3 interventions espacées de moins de 2h). Après que nous soyons revenus plusieurs fois à la charge, et, face à l'absurdité d'un tel système (notamment qui aurait contrôlé que l'agent intervient bien 3 fois à 2h d'intervalle ?), l'administration retire cette restriction. Mais l'indemnité forfaitaire n'est que de 90 points contre 100 points actuellement en vigueur dans ce cas de figure, quand il existe. I.3 - CONTRAINTES PARTICULIERES DE TRAVAIL Dépassements occasionnels : Il est précisé que ces dépassements doivent conserver un caractère exceptionnel. Travail le samedi : Nous demandions que le samedi - qui n'est pas selon nous un jour comme les autres jours de la semaine - (pas de bus de " ramassage, pas de services généraux ouverts, pas de cantine) soit pris en compte comme le dimanche. Refus de l'administration. En outre nous attirons l'attention de l'administration sur le fait que le travail le samedi, s'il est programmé, est considéré comme un jour ordinaire (Exemple soins aux animaux le samedi, uniquement compensation en temps heure pour heure) alors que le travail le samedi non programmé sera mieux compensé en temps et pourra être indemnisé financièrement!!!!! Horaires fractionnés : Pour qu'un horaire soit dit fractionné (légalement), il faut une interruption de mi journée d'au moins 2 heures. Ce principe paraît difficilement applicables aux cas particuliers que l'on rencontre à l'INRA. Horaires décalés de façon régulière d'au moins 2 heures par rapport aux "horaires habituels de service": Cette notion se complique lorsque dans une unité
il existe des horaires variables. Dans ce cas, la DG considère
que les " horaires habituels " de service sont ceux du début
de la plage mobile d'arrivée et de la fin de la plage mobile de
départ. Le texte du Ministère donne la fourchette 7h/19h. Deux modalités de compensation des temps de déplacement sont prévues :
Organisation du temps partiel : Le décret régissant les temps partiels,
dans la Fonction Publique, est toujours en vigueur et ce texte a une valeur
juridique supérieure à l'arrêté sur la RTT
dans les EPST. Par conséquent " quelles que soient les quotités
de temps partiel choisies, le travail à temps partiel peut être
organisé soit quotidiennement, soit hebdomadairement, soit mensuellement.
Dans le cas d'organisation hebdomadaire le nombre de jours de travail
sur la semaine est réduit ". Il semble donc possible de travailler
moins de 5 jours lorsque l'on est à 90 %, si l'on se réfère
à ce décret. Organisation du temps dans les UMR : Que se passe-t-il lorsqu'un labo INRA est situé
dans une Ecole (par exemple) qui a des jours de fermeture ? Enregistrement du temps de travail : La mise en place d'un système d'enregistrement
du temps de travail ne se justifie que dans le cadre d'horaires variables
et en aucun cas cela signifie l'installation d'une pointeuse ou badgeuse.
Notion d'organisation hebdomadaire : Est-il possible d'effectuer une semaine de travail sur
4jour ½. Prise en compte de la pénibilité :
pas de réponse de la DG Par ces exemples on voit bien que la DG peut prendre en compte certaines contraintes lorsqu'elle en a la volonté. Par contre, sur d'autres points, elle se retranche derrière les textes réglementaires.
La durée hebdomadaire des agents de catégorie
B et C est fixée à 36h30. Ils bénéficient
en outre de 8,5 journées d'autorisation d'absence. Ce régime avait été institué (et formalisé par une note interne) sur le centre de Paris pour tenir compte de " contraintes de travail " ; c'est donc à ce titre-là qu'est présenté en CTP un régime dérogatoire au Règlement Intérieur National. L'administration justifie cette dérogation : " Pour contrainte de transport et éloignement du domicile ", (selon le Président de Centre) et au titre du " maintien des avantages acquis " (selon la DG). Les organisations syndicales font remarquer que ces contraintes existent dans d'autres centres et la CFDT demande qu'une réflexion soit entreprise pour l'ensemble des centres INRA. La DG refuse de généraliser cette démarche.
|
Dans le contexte très bloqué de la négociation sur la RTT, où la règle générale d'équité entre agents que nous souhaitions- est bafouée, les syndicats tentent de faire prendre en compte l'intérêt des agents dans le groupe de travail sur les sujétions et astreintes. Ils doivent faire face à des textes ministériels non définitifs, et à des volontés propres de la Direction Générale :
Nous continuerons à porter nos revendications, à la fois au CTP Ministériel où différents textes de cadrage doivent être présentés fin novembre (nous proposerons des amendements) et à la Direction Générale pour qu'elle utilise à plein les marges de manuvre que lui donnent les textes.
|
Introduction
Les organisations syndicales ont obtenu la suppression des cycles autres qu'hebdomadaires. Cela signifie qu'il n'y aura pas d'annualisation du temps de travail à savoir 12 semaines consécutives de 44 heures et 12 semaines consécutives de 30 h. L'administration INRA refuse d'affecter systématiquement les postes dans les unités où le besoin se fait le plus sentir suite à la mise en place de la RTT. L'enveloppe des indemnités de sujétions a été considérablement augmentée pour l'année 2002, soit plus de 17 millions de Francs (contre 5 millions de Francs dans les budgets précédents).
Les propositions suivantes faites par la DG :
Définition : Une période d'astreinte s'entend comme une période durant laquelle l'agent, sans être à la disposition permanente et immédiate de son employeur, a l'obligation de rester à son domicile ou à proximité afin d'être en mesure d'intervenir pour effectuer un travail au service de l'administration. Seule la durée de cette intervention, lorsqu'elle a lieu, est considérée comme du temps de travail effectif. Précision : l'astreinte peut avoir lieu la semaine, la nuit, le samedi, le dimanche ou les jours fériés.
A1 - Compensation d'une astreinte sans intervention : A1.1 - l'Administration propose :
A1.2 - Nous demandons :
A2 - Compensation
d'une intervention en cours d'astreinte : A2.1 - l'Administration propose :
A2.2 - Nous demandons :
A2.3 - Nous rappelons que :
A3 - Une troisième catégorie d'astreinte ("dont le nom reste à trouver ") associant astreinte plus intervention, comme c'est le cas dans certains domaines animaliers lors des mises-bas, sera proposée par l'administration à notre demande.
Définitions : Dépassements occasionnels pour travaux agricoles ou expérimentaux contraints par des événements climatiques ou saisonniers (ex. moissons, vendanges ) ou par des contraintes biologiques non maîtrisables et aléatoires (ex : incidents sanitaires sur végétaux ou animaux ) ou, exceptionnellement, pour assurer la continuité de services ou installations d'intérêt collectif (ex. pics d'activité imprévisibles liés par exemple à des absences inopinées ). Précisions : ces dépassements doivent conserver un caractère exceptionnel, dériver de la nature de l'activité, et être strictement limités aux cas "commandés par l'employeur" - en pratique le directeur d'unité ou le responsable d'équipe par délégation - et ne pouvant trouver de solution dans le cadre normal de l'organisation du travail. Ils doivent pouvoir être déclinés objectivement en termes de fonctions (par ex : animalier, maintenance d'installations ou d'équipements lourds, chauffeur ).
B1 - Dépassements horaires occasionnels : B1.1 - l'Administration propose :
B1.2 - Nous avons demandé de préciser :
Nous n'avons cessé de demander que la pénibilité soit prise en compte pour diminuer le temps de travail des agents concernés. Nous déposerons un amendement en ce sens lors du prochain CTPM, car il serait illogique et injuste pour les agents de prendre en compte des déplacements " dits pénibles " et pas les travaux pénibles eux-mêmes. Lors de notre dernière entrevue au Ministère de la Recherche, il semble que notre interlocutrice ait été sensible aux exemples de travaux pénibles que l'on rencontre à l'INRA. Nous avons précisé que la liste n'était pas exhaustive mais qu'il s'agissait des exemples les plus fréquents qui nous étaient cités :
B3 - Compensation pour travail les dimanches et jours fériés : B3.1 - l'Administration propose :
B3.2 - Nous demandons que la compensation soit de 2 heures de repos pour 1 heure de travail effectif.
B4 - Compensation pour
travail le samedi : B4.1 - l'Administration propose :
B4.2 - Pour nous, le samedi n'est pas un jour "normal" de travail, et ne doit plus être considéré comme un jour ouvrable. Nous demandons que la totalité du travail le samedi soit prise en compte et compensée :
B5 - Compensation pour travail de nuit (de 21h00 à 6h00) : B5.1 - l'Administration propose :
B5.2 - Nous avons réclamé et obtenu que l'amplitude horaire du travail de nuit soit de 21h00 à 6h00, et non de 22 heures à 5 heures, comme l'avait proposé la DG de l'INRA dans le projet de règlement intérieur national (bornes plus défavorables pour les agents).
B6 - Compensation pour
horaires décalés : B6.1 - l'Administration propose :
B6.2 - Nous ne sommes pas d'accord sur la définition restrictive des horaires décalés faite par l'administration, et nous demandons :
B7 - Compensation
pour horaires fractionnés : B7.1 - l'Administration propose :
B7.2 - Nous demandons :
B8 - Compensation
des temps de déplacements :
8.1 - L'administration a l'intention de déposer un amendement, à la suite à nos demandes réitérées, afin que ces temps de déplacements soient pris en compte. 8.2 - Nous déposerons également un amendement dans le même sens.
B9 - Compensation
des déplacements fréquents et prolongés :
B9.1 - l'Administration propose :
B9.2 - Nous déposerons aussi un amendement sur ce point, pour que tous les déplacements puissent être pris en compte. Il sera rédigé de la façon suivante : ... "les déplacements fréquents et prolongés en dehors des heures normales et du lieu habituel de travail et nécessaire à l'exercice des fonctions de l'agent (qu'il s'agisse de l'activité principale ou des activités dites transversales)" ... B9.3 - Nous ne sommes pas non plus d'accord :
Dans les propositions de la Direction Générale,
20 points de sujétions correspondent à 1 heure de repos
compensateur. |
|
La remise de documents en séance dans une réunion ne permet généralement pas de débattre sur la base d'une réflexion achevée prenant en compte tous les cas de figure. Cela nous semble avoir été le cas lors de la dernière réunion du 9/10/2001 du Groupe de Travail issu du CTP sur les " Sujétions, Astreintes et Conditions Particulières de Travail ". Ainsi, la formulation que la Direction apparaît pour l'instant retenir pour définir les contraintes particulières ouvrant droit à sujétions ("Dépassements occasionnels et aléatoires pour travaux agricoles ou expérimentaux contraints par des évènements climatiques ou des éléments biologiques non maîtrisables, ou exceptionnellement pour assurer la continuité de services ou installations d'intérêt collectif ") nous semble à la réflexion extrêmement restrictive. En particulier, elle ouvre la possibilité de ne pas recouvrir les agents soumis à des dépassements saisonniers plus ou moins prévisibles comme moissons et vendanges. Si nous pensons que globalement, l'organisation du travail (avec des postes nouveaux le cas échéant) doit permettre de faire face à l'ensemble des tâches annuelles, nous ne pourrions accepter que des dépassements saisonniers exceptionnels mais prévisibles une année donnée (agent en cours de recrutement, agent malade, ...) ne soient pas couverts. Est-ce effectivement votre intention d' exclure ce type de situations des sujétions ? De même, la question des horaires décalés, sans que ceux-ci n'incluent des heures dites "de nuit", ne nous semble pas vraiment prise en compte alors que de tels horaires risquent de concerner nombre d'agents devant en particulier travailler sur les plates-formes ou matériels lourds qui se mettent en place (génomique, transcriptomique, protéomique), ou certains standards. Comme vous l'avez dit, il ne s'agit de votre part que
de premières propositions. Nous entendons donc par cette lettre réaffirmer que la seule formulation à notre sens équitable serait de dire : "Tout dépassement de l'horaire hebdomadaire doit être compensé, par repos ou financièrement, en fonction du travail réellement effectué et avec les coefficients de modulation appropriés (week-end et jour fériés, nuits, )". Nous portons cette lettre à la connaissance de tous les agents INRA en leur demandant d'appuyer massivement cette exigence par des motions dans les Assemblées Générales en cours, et en envoyant des délégations à Paris le 19 Octobre pour le CTP. |
La ministre de l'emploi et de la solidarité, le ministre des affaires étrangères, le ministre de l'équipement, des transports et du logement, le ministre de l'agriculture et de la pêche, le ministre de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, le ministre de la recherche, le ministre délégué à la santé, le ministre délégué à la coopération et à la francophonie, la secrétaire d'Etat au budget et le secrétaire d'Etat à l'industrie, Vu . . . etc . . . Vu le décret no 2000-815 du 25 août 2000
relatif à l'aménagement et à la réduction
du temps de travail dans la fonction publique de l'Etat ; A r r ê t e n t : Art. 1er - La durée annuelle du travail effectif dans les établissements publics à caractère scientifique et technologique et au centre d'études de l'emploi est fixée à 1 600 heures. Art. 2 - La réduction du temps de travail s'opère selon les modalités d'ARTT ci-après :
Ces modalités sont fixées par le directeur général ou le directeur après avis du comité technique paritaire. Art. 3 - Le travail est organisé collectivement
selon un cycle hebdomadaire de cinq jours, sous réserve des cas
prévus à l'article 4 ci-après. Art. 4 - Pour des activités caractérisées
par de fortes variations, le travail peut s'organiser selon un cycle autre
qu'hebdomadaire. Cette faculté ne peut être retenue que pour
les unités dont l'activité connaît une périodicité
spécifique ou est soumise à des conditions particulières
liées aux équipements utilisés ou aux lieux des travaux.
Elle est mise en place par décision du directeur général
ou du directeur après avis du comité technique paritaire. Art. 5 - Les modalités selon lesquelles
les personnels bénéficient de jours RTT et leur nombre sont
fixés par le directeur général ou le directeur de
chaque établissement après avis du comité technique
paritaire. Art. 6 - Dans le cadre des dispositions générales arrêtées en application des articles 2, 3, 4 et 5, le règlement intérieur de chaque unité, service ou site précise le cycle ou les cycles applicables, la liste des structures ou fonctions qui y sont collectivement soumises, les conditions de mise en oeuvre de ces cycles et les horaires de travail en résultant. Il fixe également le nombre de jours RTT et les modalités de leur usage. Il est signé par le directeur général ou son représentant. Le conseil de l'unité ou son équivalent est consulté. Art. 7 - Pour les astreintes et les contraintes particulières de travail auxquelles sont soumis certains personnels, la liste des emplois concernés et les modalités de prise en compte sont fixées par décision du directeur général, après avis du comité technique paritaire. Art. 8 - Les dispositions du présent arrêté s'appliquent à l'ensemble des personnels titulaires et non titulaires en activité dans les établissements publics à caractère scientifique et technologique et au centre d'études de l'emploi. Elles prennent effet à compter du 1er janvier 2002. Art. 9 - Le comité technique paritaire de chaque établissement est tenu régulièrement informé de l'application des dispositions du présent arrêté et saisi, le cas échéant, des difficultés relatives à son application. Art. 10 - La directrice générale du Centre national de la recherche scientifique, le directeur général de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, la directrice générale de l'Institut national de la recherche agronomique, le directeur général de l'Institut de recherche pour le développement, le président-directeur général de l'Institut national de recherche en informatique et en automatique, la directrice générale de l'Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité, le directeur de l'Institut national d'études démographiques, le directeur général du Centre national du machinisme agricole, du génie rural, des eaux et des forêts, le directeur général du centre d'études de l'emploi et le directeur général du laboratoire central des ponts et chaussées sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française. Fait à Paris, le 31 août 2001. ( signatures des Ministres concernés ) consulter le texte intégral au JO
Numéro 216 du 18 Septembre 2001 |