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D'après les documents préparatoires, ce Conseil d'Administration s'annonçait très difficile au niveau budgétaire. L'annonce était faite en Décision Modificative n° 1 d'une annulation de crédit : 9 % des autorisations de programmes (octroi de subventions dont la consommation devra être échelonnée en plusieurs tranches), soit 8 M€ HT et de 3,1 M€ HT de crédits de paiement (argent disponible). Une autre amputation de crédit ("mise en réserve") de 21 % des autorisations de programmes et de 6,8 M€ HT de crédits de paiement supplémentaires, nous était présentée le 19 mars dernier par le Président et la Directrice Générale. Son mécanisme : suppression de l'investissement immobilier (même en lien avec les contrats régionaux), diminution des crédits en équipement lourd et non-report des crédits 2002 non consommés pour le Unités (hors crédits engagés et contrats A). Cette baisse de 30 % des autorisations de programme n'était qu'un préambule par rapport à l'annonce faite par le représentant du Budget. Les crédits reportables de 2002 à 2003 (25 M€ HT), qui devaient être versés "en temps utiles" à l'INRA (dixit B. BIGOT, Directeur de Cabinet du Ministère chargé de la Recherche), sont à considérer avec précaution : "pour ce report de crédits, faites comme si le reliquat n'était pas versé !". De plus, le Budget considère qu'il faut réfléchir aux éléments "rigidifiants", à savoir le fonctionnement des laboratoires et la politique salariale (effectif et salaires). Ce n'est donc plus 30 % des autorisations de programme qui feraient défaut, mais près de 60 % qui ne seraient plus budgétisés. Le budget annoncé aux Unités pour 2003 pourra t-il leur être versé ? L'âpre discussion sur la révision des priorités par rapport au contrat d'objectif en dit long sur le débat interne au Gouvernement : révision immédiate selon le représentant du Budget ou, si nécessaire selon celui de la Recherche. A ce Conseil d'Administration, qui marque clairement un changement de direction, il nous faudra répondre par tous les moyens appropriés, si nous ne voulons pas l'enterrement de la Recherche Publique dans les années à venir. MOBILISONS-NOUS |
Le Gouvernement, affronté à un niveau de croissance très inférieur à celui sur lequel il avait annoncé et fait voter le Budget 2003 et à une situation internationale incertaine, prend des mesures radicales d'austérité, variables selon le niveau de priorité qu'il donne à tel ou tel secteur ministériel. D'évidence la recherche publique n'est pas au nombre des priorités à protéger. Cet étranglement budgétaire permet au Gouvernement d'obliger les organismes à assurer la survie de leur fonctionnement par autofinancement basé sur leurs ressources contractuelles. Le glissement d'une année sur l'autre de sommes votées lui permet d'éroder de fait le niveau des budgets disponibles, le scénario pouvant être reconduit d'année en année sans qu'il ait à afficher une croissance négative des budgets alloués. Rien ne garantit que ces mesures, qu'on espère exceptionnelles, serviront à passer le gué d'une année noire en termes de croissance, et ne seront pas ensuite reconduites sur les budgets suivants. Cette politique dénie toute signification à la signature de contrats pluriannuels et à la définition par les organismes de priorités scientifiques en principe agréées par les tutelles en Conseil d'Administration. Dans le sauve-qui-peut budgétaire qui s'ensuit, la logique de financement sur projet est balayée par la nécessité d'assurer la survie de l'outil de production scientifique en puisant l'argent là où il est. Cette politique d'électro-choc est contre-productive de toute évolution de la recherche publique et ne peut que générer des réactions d'auto-défense et d'incompréhension. La CFDT-INRA soutient une politique de responsabilisation des acteurs de la recherche et n'est pas pour une politique immuable d'attribution automatique de crédits récurrents sans évaluation de leur destination. Mais la méthode appliquée aujourd'hui va à l'encontre de toute pédagogie d'évolutions co-construites et consenties. L'amputation des AP compromet l'avenir, le détournement de ressources contractuelles ciblées risque d'interrompre des programmes sur lesquels des chercheurs s'étaient engagés à aboutir et ne peut que décourager la recherche de nouvelles sources de financement, qui pèse déjà lourdement sur le temps des chercheurs. Au niveau de l'INRA, certains palliatifs choisis par la Direction nous semblent difficiles à comprendre :
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Nominations de nouveaux administrateurs : De nouveaux administrateurs sont nommés, sauf pour les Ministères où siègent encore les anciens représentants dans la plupart des cas.
Quelques modifications sont prises en compte et le Président HERVIEU indique à nouveau qu'il ne souhaite pas une diffusion sur l'Intranet du P.V. des Conseils d'Administration.
Principalement, la modification visait à financer des mesures de reclassement annoncées par un décret du 1er février 2002 et donc non inscrites au budget primitif. Notre objection est que, pour la plus grande partie, le financement devait être assuré, selon la proposition au vote, par le fonds de roulement de l'INRA sans aucun apport du Ministère de la Recherche qui a instruit le dossier de reclassement. Le fonds de roulement net baisse de 12 % à cause de cette ponction. => La CFDT vote donc contre cette DM2 (voir en annexe notre déclaration liminaire sur le BCRD 2003 , à laquelle s'est jointe la CGT). La CGT et la représentante de la liste Indépendante soulignent l'accroissement des ressources contractuelles, qu'elles jugent de nature à remettre en cause le fonctionnement public de l'INRA. Leur vote de cette DM2 est également négatif. Le vote global du Conseil d'Administration est positif.
Ce GIP, créé il y a dix ans, vient en renouvellement. Malgré un démarrage difficile, il semble parvenir à créer une coordination dans ce champ de recherche. A notre question sur l'existence ou non de personnel propre employé par le GIP, il est répondu que l'ensemble du personnel est mis à disposition par les membres du GIP. => Suite à cette réponse, la CFDT vote "pour" le renouvellement du GIP ECOFOR. La CGT, contre le principe des GIP, vote "contre" ce renouvellement, et la représentante de la liste Indépendante s'abstient. Le vote global du Conseil d'Administration est positif.
De nombreuses réponses à l'appel à manifestation pour le 6ème PCRD sont parvenues à Bruxelles de la part d'équipes INRA. Si certaines réponses se positionnent sur des propositions type 5ème PCRD, l'INRA espère pouvoir choisir quels seront les thèmes prioritaires pour des projets ("réseaux d'excellence" = REX) dont l'ampleur est différente par les aspects juridiques sous-jacents. En effet, des "accords de consortium" doivent être définis, pour lesquels la Direction Générale réfléchit à une forme qui permettrait de "garder une compatibilité avec un pilotage national de la recherche". Ces accords devront donc être signés nationalement et l'opération est qualifiée de "défi à l'appareil scientifique ou d'appui à la recherche". => Nous exprimons notre grande inquiétude vis à vis d'une procédure dont les risques nous semblent être le démantèlement de certains domaines de l'INRA.
Délégation de pouvoir à la Directrice Générale : Traditionnellement, cette délégation de pouvoir est proposée au vote du Conseil d'Administration et acceptée à l'unanimité. Mais le dernier paragraphe propose de déléguer à la Directrice pouvoir pour ne pas exiger le remboursement de la rémunération d'un agent partant créer sa propre entreprise dans les deux premières années (loi sur l'Innovation). => La CFDT vote contre cette délégation, à cause de ce paragraphe, et entraîne la CGT et la représentante de la liste Indépendante dans ce vote. Le vote global du Conseil d'Administration est positif.
=> Le renouvellement du non-remboursement de la rémunération d'un ingénieur d'étude ayant créé son entreprise est refusé par la CFDT, la CGT et la représentante de la liste Indépendante. Le vote global du Conseil d'Administration est positif.
Vote positif du Conseil d'Administration, malgré l'abstention de la CGT et de la représentante de la liste Indépendante. |