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Le Gouvernement, pour compresser les dépenses publiques, supprime des postes de titulaires dans les organismes de recherche et ne respecte pas ses engagements en créations de postes de Maîtres de conférence dans les Universités. Simultanément il offre des positions post-doctorales transitoires dans les organismes publics, d'une durée maximale de 18 mois, pour " attirer " des jeunes scientifiques dans les laboratoires français et les préparer aux concours de recrutement. L'INRA ouvre ainsi 40 postes d'accueil en 2003, l'équivalent de toutes les générations d'ASC réunies, qui, selon les directives de la Direction, doivent s'inscrire dans les axes scientifiques prioritaires. La Direction ne cache pas son intérêt pour un "vivier propre à répondre à la spécificité de ses besoins" comme si les ASC n'avaient pas justement été choisis pour y répondre ! Pour les futurs concours, les ASC actuels se trouveront donc en concurrence directe avec des collègues devenus "internes", ayant souvent une plus longue expérience post-doctorale.
Vos conditions de travail sont très variées et ne vous offrent pas les mêmes chances, alors que l'INRA a une responsabilité de formateur vis-à-vis de vous : les conditions d'encadrement, de prise en compte des délais de bouclage d'une thèse, les possibilités d'appui technique, l'acquisition d'une expérience internationale, les disponibilités budgétaires sont très différentes selon les équipes. Très irrégulier aussi est le souci de vous préparer à assumer les responsabilités qui seront les vôtres plus tard : initiative scientifique, relations avec des collaborateurs de tous niveaux et de toutes générations, bonne connaissance de l'INRA.
Les délégués CFDT que vous élirez seront formés par leurs homologues des corps de Chargés et de Directeurs de Recherches, avec le soutien du syndicat majoritaire de l'INRA, et auront à coeur d'assurer :
Faites confiance aux délégués présentés par la CFDT
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Dans le contexte de crise de la croissance économique et d'incertitude au plan international, le Gouvernement, après avoir basé le Budget 2003 sur des prévisions trop optimistes, a choisi une politique d'austérité pour les dépenses publiques : non seulement la Recherche publique est sévèrement touchée dans ses moyens budgétaires mais c'est aussi le "système de rechercheà la française" qui est critiqué par la propre Ministre de la Recherche et des Nouvelles Technologies pour son inefficacité à entraîner l'expansion de la recherche en entreprise et à relever le nombre de prises de brevets. Deux visions des missions de la recherche s'affrontent au nom de l'intérêt général : priorité à la construction de connaissances, bien commun pour l'ensemble de la Société, ou priorité aux activités scientifiques porteuses de retombées technologiques directement utiles à l'économie ? La CFDT refuse cette opposition manichéenne et en appelle à la responsabilisation de tous les acteurs. Ce n'est pas par une politique de sanctions budgétaires contraignantes que l'on fera évoluer la Recherche publique entre ces deux obligations vis-à-vis de la Société. La CFDT réaffirme que seuls les changements co-construits et consentis préparent l'avenir. La CFDT refuse l'enfermement dans une auto-défense corporatiste de la Recherche publique, qui ne saurait attirer les jeunes vers ces carrières, et plaide pour un renouveau de la réflexion sur les missions de la recherche face aux attentes de nos concitoyens.
Le développement durable est un axe fort d'orientation de l'action de la CFDT au plan international et européen, dans ses aspects sociaux, environnementaux et géopolitiques. Dans les axes prioritaires de l'INRA, il ne saurait servir de fourre-tout ni de caution à toute réorganisation. La CFDT souhaite que l'on évalue avec rigueur, par exemple au niveau du Conseil Scientifique de l'INRA, la contribution réelle et la logique des programmes de recherche se réclamant du développement durable.
Pour qui s'est penché sur les nouveaux modes d'organisation en Réseaux d'excellence, il est clair que l'on s'oriente vers des ensembles supra-nationaux où le rôle des grands organismes "à la française" passe au second plan. Allons-nous vers de nouveaux lieux de définition des orientations, de nouveaux réseaux de décision, de nouveaux modes d'évaluation, de nouvelles hiérarchies ? Que devient la "carrière" d'un chercheur dans ce nouveau cadre de référence ? Peut-on imaginer, dans des conditions socialement acceptables, que les chercheurs "statutaires" travaillent successivement dans plusieurs pays européens comme le propose le Commissaire BUSQUIN ?
Votez pour les délégués présentés par la CFDT
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Chercheurs, Ingénieurs, Techniciens, Administratifs
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Alors que tant de personnes sont confrontées
à l'absence ou à la précarité d'emploi,
il est paradoxal que des agents bénéficiant des garanties
du statut de fonctionnaire se sentent marginalisés ou soient
soumis à des pressions rendant la vie au travail démotivante.
Du recrutement jusqu'au départ de la vie active
le "déroulement de carrière" ne se
réduit pas à des changements de grade plus ou moins
parcimonieux et à quelques entretiens d'activité sans
impact réel sur l'évolution des fonctions.
La CFDT soutient la généralisation
de procédures d'évaluation non hiérarchiques,
dissociées des procédures d'avancement. Les CSS pour
les Chercheurs ont su améliorer leur dialogue avec les intéressés,
les CEI expérimentales pour les Ingénieurs (IR et
IE actuellement) ont permis à ceux-ci de faire ressortir des situations
ignorées et l'étroite mitoyenneté entre le travail
"de Chercheur" et le travail "d'Ingénieur".
Fortement imprégnée dun esprit de dialogue et de négociation, la CFDT a su faire aboutir par son insistance au niveau ministériel des revendications précises en matière statutaire, aux implications financières importantes pour certaines catégories d'agents :
La combinaison de critères d'ancienneté et de jugements hiérarchiques sur le "mérite" est la base de la gestion collective des corps de la Fonction Publique (y compris les "grands corps " d'Etat), pour assurer à chacun qu'il pourra au moins atteindre le grade supérieur du corps dans lequel il a été recruté. C'est le rôle et le devoir des CAP, délégués et représentants de l'Administration confondus, que d'éviter la saturation précoce des grades supérieurs qui bloque rapidement la promotion de tous. Peu à peu cet équilibre progresse sous l'impulsion de nos délégués, mais des incompréhensions demeurent. La CFDT demande une clarification de l'ensemble de ces critères conduisant à définir des règles équitables, mieux acceptées par tous les partenaires, et permettant aux agents de situer par eux-mêmes leur espérance de promotion. C'est la condition pour ne pas décourager les personnels en place et pour rendre attractives les carrières de la Recherche publique en prévision du considérable renouvellement qui va se produire dans les années proches. La CFDT veillera particulièrement à ce que les fonctions des Assistants Ingénieurs soient bien perçues par l'Administration comme relevant de la catégorie A de la Fonction Publique. La CFDT veut aussi combattre le manque de considération pour les "petites" catégories, AGT et AJT, qui assurent des tâches essentielles, pourtant peu valorisées, souvent pénibles, avec des rémunérations insuffisantes pour assurer un niveau de vie décent (logement notamment, dans certaines régions ).
Alors que la réduction du temps de travail
devait être une chance pour la création d'emplois et
une amélioration de la qualité de vie pour tous, le
refus du Gouvernement de créer les emplois compensatoires dans
la Fonction publique a transformé le passage aux 35 heures
en une source de conflits, et, il faut le craindre pour certains,
de détérioration des conditions de travail (nouvelles
tensions, accroissement de l'intensité de travail). Le nécessaire
renforcement des effectifs risque bien de se faire par l'augmentation
du nombre de travailleurs précaires et temporaires dans la
Recherche. La réflexion sur l'organisation du travail, les sujétions, la pénibilité, escamotée dans les discussions hâtives précédant la sortie des règlements de service, peut atténuer les difficultés. Ce débat doit faire une large place à l'expression des femmes, particulièrement concernées par la gestion du temps et le partage de leurs forces entre la sphère privée et la vie professionnelle. La CFDT entend développer le débat au
cours de l'année 2002 par un recensement de toutes les conséquences
mal prévues, de tous les effets positifs aussi, afin de proposer
des solutions adaptées aux spécificités et aux contraintes
des métiers de la recherche sur le vivant.
Des blocages démographiques, d'intensité variable d'un secteur scientifique à l'autre, viennent hypothéquer toute possibilité de déroulements de carrière minimaux pour le plus grand nombre. La file d'attente au passage de CR2 en CR1 ne se résorbe pas à l'INRA, alors qu'au CNRS les CR2 passent CR1 avant même d'avoir rempli les quatre années statutaires. Pourtant à l'INRA aussi les jeunes chercheurs ont accompli des années de stages post-doctoraux. La CFDT, forte de la clarté de ses positions passées et de son refus de tout électoralisme pour la gestion des carrières, propose aujourd'hui de ré-examiner le bien-fondé des dérogations du "Droit INRA" et de ré-introduire pour les changements de grade intra-corps des modalités plus proches de la règle générale de la Fonction publique : avis d'experts indépendants, avis des CAP.
Paradoxalement, cette pratique dans l'urgence
de fonctions variées ne débouche généralement
pas sur des parcours diversifiés au cours de la vie du chercheur,
sauf pour ceux qui sont appelés à des responsabilités
hiérarchiques. Il n'existe aucune réelle gestion
de la carrière des chercheurs de l'INRA, en dehors de la
publication, a posteriori, des moyennes d'âge, des sex-ratios
et des heures d'enseignement dispensées !
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