|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les organisations syndicales de fonctionnaires se sont réunies hier pour faire le point de la situation sociale dans les fonctions publiques. Résultat : même s'il aborde la question des salaires, le texte signé par six organisations syndicales de fonctionnaires se résume pour l'essentiel à faire pression sur les Confédérations pour qu'elles organisent début avril une initiative interprofessionnelle. Au moment où l'ensemble de nos Confédérations se retrouve le 17 mars pour définir ensemble les suites à donner au dossier retraites, demander la mobilisation des seules fonctions publiques présente bien plus d'inconvénients que d'avantages. Cette décision pour le moins inopportune focalise l'attention sur les fonctionnaires et accrédite l'opinion que seul le Code des pensions serait concerné par la réforme. Ce texte dénote d'une approche strictement défensive des discussions en cours et à venir avec le gouvernement. Pour l'UFFA-CFDT-Fonctions Publiques, les négociations doivent s'aborder de façon offensive. On ne peut se résigner à être perdant, les choses doivent évoluer, le Code des pensions peut bouger. Il y a des améliorations à apporter et des plus à obtenir pour les agents. Pour cela et pour faire pression sur le gouvernement, la mobilisation va être indispensable. Elle doit être efficace. Pour l'être, elle doit s'organiser au bon moment. Aujourd'hui ce moment n'est pas venu. |
Des manifestations partout en Europe A l'appel de la Confédération européenne des syndicats (CES), la CFDT participe à une journée d'action européenne le 21 mars avec la CFTC, la CGT, la CGT-FO et l'UNSA. Huit manifestations interrégionales sont prévues en France, et de nombreuses autres partout en Europe. Les syndicats européens veulent faire pression sur les chefs d'Etats et de gouvernements réunis au même moment à Bruxelles en Conseil européen, pour exiger une Europe plus sociale. Plus d'Europe sociale, c'est d'abord un emploi pour chacun Alors que le chômage est reparti à la hausse, l'action au seul plan national ne suffit pas. Les pays européens doivent coordonner leur politique pour développer la croissance et l'emploi, avec l'objectif du plein emploi à l'horizon 2010. Il faut par exemple mettre fin à la concurrence fiscale entre les pays, source de dumping social. L'Europe doit aussi garantir une protection sociale élevée à tous. L'élargissement doit être un "plus" de croissance ! En mai 2004, l'Union européenne s'ouvrira à dix nouveaux pays. Cet élargissement doit entraîner un nouveau dynamisme pour l'ensemble de l'Union, comme hier avec le Portugal, l'Espagne et la Grèce Des droits fondamentaux garantis partout ! L'Europe adoptera bientôt un nouveau Traité constitutionnel :la CFDT, avec la CES, exige que ce Traité intègre la Charte européenne des droits fondamentaux, pour pouvoir mieux les faire avancer. |
Pour développer l'emploi scientifique En France, l'emploi scientifique public et privé accuse un retard inquiétant. En particulier pour les détenteurs d'un doctorat, il manque environ 20 000 emplois pour atteindre le taux de 0,8% de la population active, taux atteint ou dépassé dans la plupart des pays développés. L'Etat ne fait pas face à ses responsabilités. En 2003, le secteur public de recherche et l'enseignement supérieur auront perdu 1380 emplois (chercheurs, enseignants chercheurs, ITA, IATOS ) par rapport aux prévisions du précédent gouvernement. Nous exigeons des mesures budgétaires qui rétablissent les recrutements prévus, déjà jugés insuffisants. Dramatique régression des moyens budgétaires En fin d'année 2002, l'Etat a supprimé 150 millions d'euros de crédits pour la recherche et les universités. Le budget 2003 amplifie le désengagement de la recherche publique. Hors salaires, les crédits de recherche des EPST (CP) baissent de 13 % (-17 % au CNRS, -14 % à l'INRA, -10 % à l'INSERM, -8 % à l'IRD). Pour la deuxième année consécutive, les crédits pour la recherche universitaire sont en retrait d'environ 6 %. Les Universités ont les plus grandes difficultés à boucler leur budget : certaines ont refusé leur budget, d'autres ont fermé leurs locaux. En plus, après ces mesures catastrophiques, dès le début de l'année 2003, le gouvernement a décidé de geler, et donc à terme de supprimer, 17% des crédits de la Recherche et 25,5% des crédits nouveaux aux Universités. Par voie de conséquence, les crédits récurrents des unités de recherche diminuent de façon drastique, moins 40% dans certains laboratoires de physique. Nous demandons de toute urgence qu'on rétablisse les dotations des laboratoires, et un rattrapage budgétaire pour répondre aux besoins. Pour une recherche publique au service des citoyens Face aux menaces de démantèlement des organismes de recherche (cf. les "cancéropoles", le CNES ) et aux conséquences prévisibles de la décentralisation Raffarin, il faut se mobiliser. Le développement des connaissances nécessaires à la formation et à l'épanouissement des citoyens est une mission primordiale de service public. Celle-ci ne peut dépendre uniquement du dévouement des personnels. Il faut le renforcement des moyens alloués par l'Etat, avec une évaluation démocratique des besoins et une répartition transparente des dotations. Associées dans la journée de grève unitaire du 18 mars de l'Éducation Nationale, les organisations syndicales de la recherche appellent les personnels à l'action, avec grèves et manifestations massives le JEUDI 20 MARS 2003, pour obtenir dans un premier temps des mesures budgétaires positives qui corrigent les orientations désastreuses de l'actuel gouvernement. Elles appellent les personnels à tenir des AG et à se mobiliser dès maintenant pour obtenir un budget 2004 qui donne au service de recherche publique et à l'enseignement supérieur les moyens et les postes statutaires nécessaires à son développement. Les organisations syndicales : CFDT (CFDT-INRA, CEA-Saclay, IFREMER), SGEN-CFDT (CNRS-INSERM-IRD-INRETS), CGT-INRA, SNTRS-CGT (CNRS-INSERM-INRIA-IRD), SNCS-FSU, SNESup-FSU, SNPCEN-FSU UN PREAVIS DE GREVE EST DEPOSE |
Pour la réforme des retraites, La CFDT a signé la déclaration intersyndicale sur les retraites qui affirme "la nécessité d'une réforme", avec les objectifs suivants :
La CFDT appelle les salariés à soutenir
ces revendications Samedi 1er Février 2003 |
Lundi 6 janvier 2003, l'ensemble des organisations syndicales, membres du Conseil d'Orientation des Retraites, réunies en intersyndicale, ont défini les principales lignes de force d'une démarche commune, afin d'aborder les négociations à venir, relatives à nos systèmes de retraites. C'est dans cet état d'esprit qu'elles ont décidé de présenter leurs propositions communes pour consolider les systèmes de retraites des salariés des secteurs publics et privés, face aux évolutions démographiques et à la baisse actuellement programmée du niveau relatif des retraites pour les salariés du secteur privé, afin de redonner confiance aux jeunes générations, dans la pérennité de la retraite par répartition. Pour cela, les organisations syndicales affirment la nécessité d'une réforme qui ne peut ignorer la question de la répartition des richesses produites. Elles considèrent qu'il est possible, tout en tenant compte des spécificités des différents régimes, de faire converger, sur le moyen et le long terme, les intérêts des salariés des secteurs public et privé, sur un certain nombre d'objectifs : 1. viser un haut niveau de retraite, en définissant et en garantissant un taux élevé de remplacement par rapport à l'ensemble de la rémunération ; améliorer les minima des pensions ; garantir le pouvoir d'achat des retraites et leur niveau relatif par rapport aux rémunérations des actifs, ce qui est la clef de voûte du système par répartition. 2. garantir pour les salariés, le droit à la retraite à taux plein à 60 ans. La retraite à 60 ans doit demeurer le repère collectif, autour duquel doivent s'articuler les éléments de choix individuels, à introduire ou à améliorer. 3. donner la priorité aux politiques de l'emploi, permettant aux jeunes d'accéder à un emploi stable, et aux salariés âgés, qui le désirent, de continuer à exercer une activité professionnelle, pour en finir avec l'exclusion par l'âge des jeunes et des plus de 50 ans. 4. définir des mesures spécifiques en faveur de plusieurs catégories, afin de :
5. obtenir un droit de départ à taux plein, avant 60 ans, dès 40 ans de cotisations, pour les salariés ayant, aujourd'hui, commencé à travailler très tôt. 6. réformer le système de compensation entre régimes, afin de le rendre plus transparent et plus solidaire, entraînant la suppression de la surcompensation. 7. garantir des ressources financières suffisantes, assurer des recettes régulières et identifiées au " fonds de réserve des retraites ", permettant à celui-ci de remplir son rôle de lissage à partir de 2020.
|
|
|
IV - TRAVAILLER AUTREMENT à l' I.N.R.A.
|